La session parlementaire s’est ouverte à Kinshasa dans un contexte marqué par la volonté affichée de renforcer la collaboration entre l’Exécutif provincial et l’Assemblée provinciale. La présence de l’autorité urbaine à cette rentrée parlementaire traduit cette volonté de poursuivre le travail institutionnel dans un esprit d’harmonie, conformément aux orientations du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de la stabilité et du bon fonctionnement des institutions provinciales.
Cette nouvelle session sera principalement consacrée à l’examen du budget de la Ville de Kinshasa pour le prochain exercice, ainsi qu’à la reddition des comptes de l’exercice écoulé. Une étape importante qui permettra également à l’Exécutif provincial de présenter aux élus les principales réalisations enregistrées dans le cadre de son programme d’action « Kinshasa Ezo Bonga ».
Parmi les chantiers mis en avant figurent les travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures routières. Selon les données présentées, plus de 160 kilomètres de routes ont déjà été livrés, tandis que plus de 600 kilomètres sont actuellement en cours d’exécution à travers la capitale.
Réforme de la mobilisation des recettes
La session constitue également une occasion pour l’Exécutif provincial de revenir sur la réforme structurelle de l’ancienne Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK).
Cette réforme a notamment abouti à la mise en place de deux régies spécialisées : la Direction générale des Impôts provinciaux de Kinshasa (DGIPK), chargée de la mobilisation et du recouvrement des recettes fiscales, et la Direction générale des Taxes de Kinshasa (DGTK), qui s’occupe de la gestion des droits, taxes et redevances relevant de la compétence de la Ville.
À travers cette réorganisation, le Gouvernement provincial entend renforcer la traçabilité des opérations, réduire les fuites de recettes et améliorer la performance du système de mobilisation des ressources propres. L’objectif affiché est d’accroître les capacités financières de Kinshasa afin de permettre à l’Exécutif provincial de disposer de ressources nécessaires à la réalisation de son programme d’action.
L’assainissement parmi les priorités
Autre dossier majeur : l’assainissement de la capitale. Le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a lancé les travaux de construction de plus de 400 zones de décharge d’immondices, destinées au stockage temporaire des déchets avant leur évacuation vers le site de Mpasa.
Cette initiative intervient dans une ville confrontée à une importante production quotidienne de déchets, estimée à près de 20 000 tonnes. Elle vise à renforcer l’organisation de la chaîne de gestion des déchets et à apporter une réponse plus structurée aux défis liés à l’assainissement urbain.
L’ouverture de cette session parlementaire place ainsi les élus provinciaux au cœur de l’évaluation de l’action gouvernementale, à travers l’examen des comptes, du budget et des différents chantiers engagés dans la capitale.
Les débats devraient permettre de faire le point sur les réalisations, les ressources mobilisées et les perspectives du programme « Kinshasa Ezo Bonga », alors que l’Exécutif provincial entend poursuivre ses efforts dans les domaines des infrastructures, de la mobilisation des recettes et de l’assainissement.